Accueil > Actualités > CULTURE, EDUCATION, SCIENCE ET DEVELOPPEMENT DES PAYS AFRICAINS  
 
Actualités
Publié le : 21 Mars 2017 à 17:14:51
Mme le Ministre de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique (au centre), a demandé d’observer 1mn de silence en mémoire des enseignants et chercheurs disparus
CULTURE, EDUCATION, SCIENCE ET DEVELOPPEMENT DES PAYS AFRICAINS
Chercheurs Japonais et Africains échangent leurs expériences

La seconde édition du Séminaire international sur les Etudes Japonaises, initiée par l’Ambassade du Japon et organisée par la CAPEC, avec l’appui de la Fondation Japonaise, s’est tenue le jeudi 09 mars 2017, à la Bibliothèque de l’UFRSEG de l’Université Félix Houphouët Boigny de Cocody."Culture, Education, Science et Développement des pays Africains: Quelles Leçons tirer du Japon?", en était le thème.

 

Quatre sessions ont marqué ce séminaire dont la première intitulée ‘’Rôle de la Culture et de la Science dans le Développement du Japon’’, a été développée par deux éminents Chercheurs venus du Japon. Le premier, Prof. Shin ABIKO, Philosophe à l’Université de Hosei, (Tokyo), a révélé dans ’Bushido et le Japon moderne’’, que la recherche ou la création de l’identité culturelle du Japon moderne a été basée sur le Bushido. Ce mot japonais qui signifiait en gros ‘le code de chevalerie du Samuraï ‘’ reposait sur les notions suivantes : la rectitude ou la justice, le courage, la bienveillance et la compassion, la politesse, la véracité et la sincérité, l’honneur, le devoir de loyauté, le dénuement ou le mépris de l’argent et le contrôle de soi.

 

Deux grands intellectuels de l’époque, NISHI Amane (1829-97) et NITOBE Inazo (1862-1933), défenseurs de cette identité culturelle, avec différentes approches, ont été présentés au public. Le Prof. Shin Abiko a clôt son propos en ces termes : «L’identité culturelle constituera comme une âme à l’égard d’un corps. Les activités d’un corps sans âme ne pourraient partir, ni aboutir. C’est l’âme qui leur donnera toute la consistance, toute la vitalité et ce qui est le plus important, toute la particularité, ou toute l’originalité. Les activités d’un pays, seulement mimées, ce ne serait plus actif, mais seulement passif ».

 

Dans la même veine, le Prof. Yoshiaki TERUMICHI de l’Université de Sophia (Tokyo), s’est appuyé sur “Recent Development of High-Speed Train and Metro in Japan”, pour démontrer que le développement des systèmes ferroviaires, notamment le train rapide japonais et la conception du réseau de métro à Tokyo, ont soutenu en permanence le développement économique du Japon pendant plus de cinquante ans. Pour lui, l'entretien
du matériel roulant, de la voirie et des systèmes de signalisation entre autres, sont des éléments qui concourent au bon fonctionnement et à la stabilité de cet énorme système.

 

A la suite de ces deux Chercheurs Japonais, d’autres venus du Burkina Faso, Togo, Bénin Sénégal, Niger et de la Côte d’Ivoire, ont également apporté des éléments de réponses à la façon dont les pays africains pourraient tirer profit de la culture japonaise dans leur marche vers l’Emergence socioéconomique. Ils ont pour ce faire, passé en revue les Réformes des systèmes d’Education/ Formation pour un Capital Humain et du Capital Social au service du Développement du Japon. Tout en s’interrogeant sur la capacité des Pays Africains à se fonder sur le modèle japonais en ce qui concerne l’Évolution technologique et l’Industrialisation.

 

La cérémonie était présidée par Mme le Ministre de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique, Prof. Bakayoko Ly Ramata pour qui, ‘’ce séminaire représente un cadre indéniable de partage d’expériences entre les chercheurs des pays d’Afrique de l’Ouest francophone et les chercheurs japonais d’une part, et entre ces chercheurs et les autres entités de la société d’autres part’’. «Grâce à ce séminaire, nous pourrons certainement, à partir de l’expérience du Japon, toucher du doigt les efforts qui nous restent à accomplir pour hisser nos Etats dans le cercle privilégié des nations émergentes», a déclaré Mme le Ministre.

 

Elle a remercié par la suite, tous les acteurs et institutions du développement, nationaux et internationaux, qui ne cessent d’apporter un appui significatif au processus d’émergence socioéconomique de la Côte d’Ivoire. Non sans les assurer du soutien et d’un plus grand engagement de son département ministériel aux renforcements des échanges au niveau académique entre les Universités ivoiriennes, voire d’Afrique de l’Ouest Francophone et les Universités japonaises».

 

Relevant le fort engouement des participants, elle dira que cet intérêt est en phase avec la vision du Président de la République de Côte d’Ivoire, selon laquelle la culture, le développement du capital humain, des technologies et la coopération scientifique sont essentiels pour promouvoir le développement de toute nation.
Mme le Ministre a clôt son propos en exhortant son successeur, le Prof. Abou KARAMOKO, à créer les conditions favorables à la création d’un véritable centre pour les études japonaises au sein de l’Université FHB de Cocody.

 

M. MURATA Yukuo, Conseiller à l’Ambassade du Japon a souhaité que la vulgarisation des connaissances sur le Japon puisse aller au-delà des populations

Représentant SEM. KAWAMURA Hiroshi, Ambassadeur du Japon en CI, M. MURATA Yukuo, Conseiller, s’est félicité du succès de la première édition de 2015, ayant conduit à la présente. Il a traduit sa gratitude aux responsables de l’Université FHB de Cocody pour leur ‘’précieux soutien’’ au projet de création d’un Centre pour les hautes études japonaises dans cette Université. « Je suis particulièrement sensible à tous ces efforts et actions et je voudrais assurer que mon pays continuera à encourager et à soutenir de façon active, toutes ces initiatives qui contribuent à la compréhension mutuelle et aux échanges entre nos peuples», a-t-il déclaré.

 

Puis, revenant sur le thème du séminaire, le représentant de SEM. L’Ambassadeur du Japon a dit être persuadé qu’il permettra à tous, ‘’d’avoir une meilleure compréhension du Japon. Pays jadis très lointain pour certains, mais désormais très proche grâce aux liens forts d’amitié qui existent depuis de longues années entre le Japon et les pays africains’’. Il a par ailleurs, souhaité que la vulgarisation des connaissances sur le Japon, puisse au-delà des populations, inspirer les dirigeants africains dans l’élaboration de politiques adaptées à l’émergence à laquelle ils aspirent tous.

 

Prof. ATTA Kouakou a réaffirmé l’engagement de l’UFHB à oeuvrer à la création du Centre des hautes études sur le Japon
Fortement représentée par de hauts responsables, notamment le Doyen de l’UFRSEG, Prof. BALLO Zié et le Directeur du Cires, Dr DIARRA Ibrahim, c’est par la voix du Vice-Président ATTA Kouakou, Vice-Président chargé de la Planification, que l’Université FHB a exprimé sa gratitude au Japon pour les résultats obtenus en 3 années: l’organisation des deux éditions du Séminaire international sur les Etudes japonaises et un séminaire en prélude à la TICAD VI. «C’est un fabuleux résultat, mais nous espérons encore plus. L’Université FHB souhaite en effet, bénéficier de l’appui de votre pays pour le renforcement du matériel didactique», a indiqué le Vice-Président. Qui, n’a pas manqué de réaffirmer la volonté de son institution à abriter un Centre pour les Etudes Japonaises en Afrique de l’Ouest Francophone.

 

Faut-il le noter, ce séminaire international sur les études japonaises dont la première édition a eu lieu en 2015, a regroupé plus d’une centaine de participants provenant d’institutions diverses (administration publique, secteur privé, organismes internationaux, centres de formation et de recherche, universitaires de la Côte d’Ivoire et des autres pays d’Afrique de l’Ouest francophone, Entreprises et organisations japonaises en Côte d’Ivoire, Organisations de la société civile; etc.).

Prof Ballo Zié, Doyen de l’UFRSEG a traduit sa joie d’accueillir ses éminents collègues Japonais et Africains
Le public en nombre....
et en qualité........
a suivi les échanges avec beaucoup d’intérêt
Photo de famille des différentes équipes de chercheurs impliqués dans l’organisation du séminaire
Mayane YAPO, Chargée de la Communication et de la Visibilité de la CAPEC
 
     
  COMPTES-RENDUS DE SEMINAIRE  
 
PLANIFICATION, PROGRAMMATION, BUDGETISATION ET SUIVI-EVALUATION

La mise en œuvre et le suivi du Plan National de Développement (PND) exigent un renforcement du capital humain des différents Ministères Techniques. Le Ministère des Eaux et Forêts (MINEF), l’a si bien compris, qu’il vient d’initier un...Lire

FORMATION / MINISTÈRE D’ÉTAT, MINISTÈRE DU PLAN ET DU DÉVELOPPEMENT

Ce sont en définitive, plus d’une centaine de cadres et gestionnaires de la chaîne PPBSE (Planification, Prospective, Budgétisation, Suivi et Evaluation) du...Lire

EVALUATION DES INDICATEURS DE CAPACITES EN AFRIQUE

Quoique le niveau demeure encore faible, la Côte d’Ivoire a enregistré un accroissement du niveau de renforcement des capacités en 2013. Soit une valeur globale de 33,3/100 contre 24,6/100 en 2012. Elle est...Lire

MOBILISATION DE RESSOURCES DANS LES COLLECTIVITES RÉGIONALES

Ils sont venus de toutes les contrées de la Côte d’Ivoire, du nord au sud en passant par l’est et l’ouest, se familiariser aux stratégies de mobilisation de ressources financières. Ce, afin de palier les difficultés qu’ils rencontrent...Lire

 
     
ZONE INFOS
ACTU-ECO
INTERVIEW
Dr YEO NAHOUA,
Enseignant-chercheur:
«C’est aux promoteurs de faire en sorte que cette monnaie soit autant fiable que les billets de banque»
RECHERCHES
EVENEMENTS
AUTRES PUBLICATIONS
PARTENAIRES
Ministère d'Etat, Ministère de l'Economie & des Finances de Côte d'Ivoire Fondation pour le renforcement des capacités en Afrique (ACBF) Centre Ivoirien de Recherches Economiques et Sociales (CIRES) Bureau National d'Etudes Techniques et de Développement Université Félix Houphouët-Boigny de Cocody