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Comptes-rendus de séminaire
Publié le : 25 Octobre 2010 à 00:59:24
Séminaire sur les APE
ACCORD DE PARTENARIAT ECONOMIQUE (APE)
Les enjeux exposés à une trentaine de cadres

Les Accords de Partenariats Economiques (APE), volet économique de l’Accord de Cotonou signé le 23 juin 2000, étaient au centre d’un atelier de formation qui a réuni du 18 au 19 octobre 2010, à Grand-Bassam, plus d’une trentaine de cadres issus de l’Administration publique et privée.

 

Cette formation initiée par la Cellule d’Analyse de Politiques Economiques du Cires (CAPEC), sous la houlette de M. Thomas ATOKRE, Expert-consultant en Commerce international et en négociation commerciale, visait entre autres, à revisiter l’historique de ces Accords et en déterminer les enjeux pour l’Afrique de l’ouest et singulièrement pour la Côte d’Ivoire.

 

L’on retiendra pour l’essentiel, que les Accords de Partenariats Economiques (APE) sont des accords appelés à être signés dans le cadre de l’Accord de Cotonou entre l’Union Européenne et les pays d’Afrique, du Caraïbe et du Pacifique (ACP), regroupés en régions. Ils renferment le nouveau cadre commercial et économique des relations entre l’UE et les ACP et se déclinent dans la création d’une zone de libres échanges. (Zone dans laquelle les parties ou les membres s’accordent mutuellement des avantages en éliminant par exemple les droits de douane sur un certain nombre de produits ou en s’accordant d’autres avantages notamment la limitation de la quantité de produits à importer de part et d’autres).

 

Les APE visent à lutter contre la pauvreté et l’intégration harmonieuse des pays du groupe ACP dans l’économie mondiale. Ils visent plus spécifiquement à promouvoir une participation active des ACP aux négociations commerciales multilatérales et  faciliter la transition vers l’économie mondiale libéralisée ; renforcer les capacités de production, d’offre et en matière d’échanges commerciaux, créer une nouvelle dynamique commerciale et stimuler l’investissement ; assurer la parfaite conformité avec les dispositions de l’OMC.

 

Cependant, il est à noter que du fait de difficultés rencontrées lors des négociations avec l’Union Européenne, notamment en ce qui concerne les engagements à prendre de part et d’autres, la Côte d’Ivoire a dû signer un Accord intérimaire à la fin du délai imparti pour la signature de l’accord global. Cela, afin de parer le vide qui devait naître de la fin de l’Accord provisoire de Cotonou. L’APE-I remplace les dispositions commerciales de l’Accord de Cotonou. Il vise notamment à permettre à la partie ivoirienne de bénéficier de l’accès au marché amélioré offert par la communauté européenne dans le cadre des négociations APE. Il vise par la même occasion, à éviter une perturbation du commerce entre la Côte d’Ivoire et la communauté européenne à l’expiration du régime commercial transitoire de l’accord de Cotonou en attendant la conclusion d’un APE complet. L’APE-I épouse les mêmes principes que l’APE énoncé par l’Accord de Cotonou.

M. N’DRI Kouakou, Sous-Directeur des Synthèses économiques à la Direction Générale du Plan

 

Relevant les enjeux de ces accords aussi bien pour l’Afrique de l’Ouest que pour la Côte d’Ivoire, le formateur indiquera : « L’APE est un important rendez-vous qui nécessite la mobilisation de tous les acteurs des pays ACP. Car, mal préparé, cet accord peut représenter un péril pour ces pays et par delà pour leurs économies. Par contre, s’il est bien préparé, l’APE peut constituer l’élément catalyseur de l’insertion de l’économie des pays ACP dans l’économie mondiale et partant favoriser leurs développements durables ».  Avant de conclure : «Les APE marcheront mieux que les conventions de Lomé lorsque l’intégration régionale deviendra réalité, la bonne gouvernance respectée, les négociateurs bien préparés et lorsque la dimension développement sera prise en compte dans les différentes négociations».

 

A l’issue de cette formation qui a duré 3 demi-journées, les participants ont, par l’entremise de leur porte- parole, M. N’DRI Kouakou, Sous-Directeur des Synthèses économiques à la Direction Générale du Plan, traduit leurs remerciements à la CAPEC pour l’opportunité qui leur a été offerte. Ils ont reçu des diplômes de participation des mains de Dr Deuro NGARESSEUM, Directeur- adjoint de la CAPEC.

Remise de diplôme de participation
Photo de famille (© Photos M. Yapo)
Propos recueillis des participants du séminaire sur les APE

Quel est l’intérêt de cette formation pour vous ?

 

M. Konan Innocent, Chargé d’Etudes au Département  des études économiques du BNETD

 

Cette formation nous a permis d’avoir une idée beaucoup plus globale sur les APE et surtout, sur les enjeux pour l’Afrique de l’ouest et particulièrement pour la Côte d’Ivoire. Nous participons à l’élaboration du Programme APE pour en déterminer les éléments nécessaires à sa mise en œuvre. Cette formation nous permettra de pouvoir réorienter les projets à inscrire au Programme APE pour le Développement (PAPED). Nous allons demander à la CAPEC de nous appuyer pour expliquer davantage, à la population, aux bénéficiaires, le PAPED qui soutient les APE de sorte que tout le monde s’y implique.

 

 

Irène Barth, Journaliste à L’Inter

 

Irène Barth, Journaliste à L’Inter

La formation sur les Accords de Partenariats Economiques (APE) arrive à point nommé d’autant plus que la Côte d’Ivoire a entamé les négociations depuis un moment mais nous n’avons plus eu d’informations sur ces négociations. Ces trois demies journées de formation nous ont donc permis de savoir par exemple à quel niveau se trouve la Côte d’Ivoire dans ces négociations. Nous espérons, à la lumière des blocages qui ont été énumérés au cours de la formation, que les négociateurs sauront lever ces obstacles et porter très haut la voix de la Côte d’Ivoire. Pour qu’enfin, l’accord global soit signé.

 

 

Herman Bléoué, Journaliste à Notre Voie

 

Ce genre de formations sont toujours souhaitables parce qu’elles permettent le renforcement des capacités et une mise à niveau. Nous connaissons désormais l’importance des  APE  pour la Côte d’Ivoire. Ce qu’il y a lieu de faire maintenant, c’est de chercher à connaître les effets pervers de sorte qu’ils n’influent pas sur la population.

 

 

Koné Sidibrissa, Ministère des Affaires Etrangères et de l’Intégration Africaine

 

La formation est bien venue surtout pour ceux qui découvrent les APE pour la première fois. Cette initiative est à renouveler. Il serait cependant intéressant pour les habitués que des thèmes spécifiques plus pointus soient abordés puisque les APE renferment plusieurs domaines de négociations.


Si un domaine spécifique est étayé pendant 3 demi-journées, cela permettra d’avancer. Pour ceux qui découvrent ce thème, je pense que c’est une bonne initiative que la CAPEC doit renouveler. Autre suggestion, lorsque nous avons su que le séminaire était organisé par des universitaires, puisque que la CAPEC relève de l’université, nous avons été impressionnés et nous nous attendions à voir un aspect nouveau. C’est-à-dire un regard tout à fait différend de celui que les spécialistes du secteur ont, jusqu’à présent, sur les APE. Cela aurait été vraiment intéressant d’avoir un regard universitaire sur la notion des APE mais j’avoue que nos attentes sur ce plan demeurent et j’espère qu’elles seront satisfaites.

 

 

Seck Oumar Ouattara, Conseiller Technique du Ministre de la Culture et de la Francophonie.

 

Seck Oumar Ouattara, Conseiller Technique du Ministre de la Culture et de la Francophonie.

Je pense que ce séminaire sur les APE a été très enrichissant. En tant que représentant de mon ministère, il était important que je m’imprègne de la dimension culturelle de cet Accord et que je m’assure qu’elle est prise en compte. Sur ce point, mes attentes ont été comblées même si, je note qu’on peut toujours aller de l’avant parce que le domaine de la Culture est très vaste. Il y a donc énormément de champs à explorer, beaucoup de pans de la culture qu’on peut encore valoriser et promouvoir. Nous allons nous mettre au travail dans la mesure où l’Accord définitif n’a pas encore été signé, pour que la dimension culturelle soit effectivement prise en compte.

 

 

N’Dri Aristide Bécansé, Chef de la Cellule Etudes et Suivi-Evaluation des projets au Ministère de l’Enseignement Technique et de la Formation Professionnelle

 

N’Dri Aristide Bécansé, Chef de la Cellule Etudes et Suivi-Evaluation des projets au Ministère de l’Enseignement Technique et de la Formation Professionnelle

Je pense que ce séminaire est important pour nous dans le cadre de la conception des projets. Lorsque nous lançons des appels d’offre en vu de recueillir du matériel de formation par exemple, nous nous rendons compte que certains sont exonérés et cela nous crée des difficultés et nous retardent au niveau du déroulement du projet. Lorsqu’au cours de ce genre de formation, nous découvrons ces procédures qui sont codifiées par des articles, cela nous permet d’aller de l’avant. Je voudrais profiter de l’occasion qui m’est offerte pour remercier la CAPEC qui mène beaucoup d’activités de renforcement des capacités. Dans ce contexte de globalisation, nous devons pouvoir affronter les autres sans crainte. Pour cela, il faut que nos compétences soient renforcées localement parce que ce sont les mêmes outils que nous utilisons. Je suis donc heureux que nous puissions découvrir ces choses ici.

 

 

M. FEH Moussa, Sous-Directeur chargé des Relations Multilatérales au Département Europe du Ministère des Affaires Etrangères

 

M. FEH Moussa, Sous-Directeur chargé des Relations Multilatérales au Département Europe du Ministère des Affaires Etrangères

Je voudrais commencer par féliciter la CAPEC et son personnel pour le travail qui y est abattu. Merci de votre aimable invitation. J’en sors assez heureux et je crois que c’est une initiative à renouveler. La formation sur les APE ne m’est pas inconnue mais je dirai que toute formation est utile et cela m’a permis non seulement d’’avoir quelques informations de plus mais également de pouvoir échanger avec le formateur et les autres participants. J’apprécie donc à sa plus haute et grande valeur le travail qui est fait par la CAPEC. En termes de propositions, je souhaiterais que la Cellule puisse se rapprocher dans la mesure du possible du Comité National Chargé des Négociations afin qu’ensemble, ils puissent élaborer des programmes et identifier les personnes ressources à même de pouvoir se soutenir mutuellement.

 

 

M. AYEBI, Direction de la Planification du Ministère des Transports

 

M. AYEBI, Direction de la Planification du Ministère des Transports

Je suis à ma deuxième formation organisée par la CAPEC. La première a porté sur la Gestion axée sur les résultats. Cette formation est la bienvenue pour nous qui travaillons dans les directions de planification parce qu’elle nous permet de développer des arguments nécessaires à la conduite de nos travaux. Je voudrais donc vous remercier pour ce que vous faites pour nous et j’ose espérer que la CAPEC puisse continuer à renforcer nos capacités.

Mayane YAPO, Chargé de la Communication et de la Visibilité de la CAPEC
 
     
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INTERVIEW
Prof. KAMGNIA Bernadette,
Chercheur à la CAPEC et Coordonnateur de l’étude:
«L’éradication de la faim et de la malnutrition peut être une réalité en Côte d’Ivoire si et seulement si…»
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