La
Côte d’Ivoire a réalisé des
performances économiques remarquables durant
les deux premières décennies qui ont suivi
son indépendance politique en 1960. Elle a enregistré
sur la période un taux de croissance annuel moyen
de 7 pour cent en termes réels, en conjonction
avec des taux d’inflation relativement faibles
et en l’absence de déséquilibres
macroéconomiques majeurs.
A
partir de 1980, elle a eu à faire face à
une crise économique qui a duré jusqu’en
1993. Cette crise s’explique, entre autres, par
des chocs exogènes et des politiques économiques
inappropriées. La dévaluation du FCFA
intervenue en 1994, a contribué à améliorer
les performances économiques de la Côte
d’Ivoire. Toutefois, dès 1997, les effets
positifs de la dévaluation ont commencés
à s’estomper. Le coup d’état
de décembre 1999 suivi d’une période
d’instabilité socio-politique et la guerre
déclenchée le 19 septembre 2002 ont conduit
le pays à connaître les plus mauvaises
performances macroéconomiques de son histoire.
Aujourd’hui,
de nouveaux défis attendent ce pays qui est la
locomotive économique de l’Union Economique
et Monétaire Ouest-Africaine (UEMOA). Pour relever
ces défis, le Gouvernement a besoin d’un
éclairage régulier et d’une assistance
technique à la formulation et à la mise
en œuvre des politiques économiques. Cet
appui peut se faire par le biais d’études
mais également par le renforcement des capacités
des cadres de l’administration.
Cette
assistance technique constitue l’objet de la création
de la Cellule d’Analyse de Politiques Economiques
du CIRES (CAPEC).
Financée
principalement par la Fondation pour le renforcement
des capacités en Afrique (African Capacity Building
Foundation), la CAPEC est opérationnelle depuis
novembre 1993.
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