Prof KOBY Assa Théophile,
Expert en
Prospective territoriale, planification
stratégique et développement
régional et local :
«C’est
le scénario que nous avons
projeté qui est en train
de se dérouler »
Professeur,
qu’est-ce qui fonde réellement
l’importance de la Prospective
?
C’est
l’inquiétude
que nous avons face à
l’avenir. Si l’on
gère les urgences,
sans anticiper pour construire
l’avenir, on est
surpris par l’avenir.
Vous
avez fait cas dans votre
exposé de certains
scénarios qui ont
été créés
dans le cas de ‘’Côte
d’Ivoire 2010’’.
Au nombre de ceux-ci :
‘’La chauve-souris
étranglée’’,
‘’L’éléphant
qui marche’’
et ‘’La ruche
de l’abeille’’.
Pourriez-vous revenir
sur ces images ?
Ces
scénarios n’étaient
pas des prévisions,
c’était textuellement
des images du futur que
nous avons essayées
de projeter en faisant
un jeu d’hypothèses,
à partir d’un
certain nombre d’incertitudes.
Par exemple, nous disons
: s’il y a une bonne
culture démocratique
dans le pays, une bonne
gouvernance, si l’armée
est républicaine…
nous combinons tous
Prof.
KOBY Assa Théophile ,
Expert
en Prospective territoriale,
planification stratégique
et développement
régional et local
ces
jeux d’hypothèses
et nous obtenons des conditions
qui sont favorables au développement
alors que les facteurs externes
sont difficiles. Mais, parce
que la cohésion règne,
ça marche. Il y a
des cas où les facteurs
externes sont favorables,
alors qu’en interne,
les conditions ne sont pas
favorables. On marche vers
l’échec. Tous
les scénarios sont
accompagnés d’un
message. Il n’y a
pas que de scénarios
pessimistes. Le
scénario de ‘’la
Chauve souris étranglée’’
a été conçu
en 1995 .
Tout en se projetant dans
le futur, on est parti de
l’hypothèse
que la gouvernance n’était
pas bonne dans le pays,
que les problèmes
d’ethnies n’étaient
pas bien maîtrisés.
On a également relevé
des problèmes religieux,
l’attitude partisane
des partis politiques et
de l’armée.
Lorsqu’on met tous
ces ingrédients ensemble,
on a des situations qui
sont difficiles à
gérer, on a un système
instable. Il y en a qui
veulent régler ces
problèmes et l’on
débouche sur un coup
d’Etat. L’on
sait que les coups d’Etat
sont des situations anormales
et d’une manière
générale,
on sait que les coups d’Etat
en entraînent d’autres.
Et cela nous mène
à des situations
pareilles à celle
dans laquelle nous nous
trouvons. Depuis
1990 ,
on n’arrive pas à
s’en sortir. C’est
le scénario que nous
avons projeté qui
est en train de se dérouler
ici. Ce n’était
même pas une prévision,
il y a eu coïncidence
entre l’hypothèse
et la réalité
actuelle. Dans le scénario
‘’l’Eléphant
qui marche’’,
les facteurs externes sont
mauvais, mais la gouvernance
est bonne.
Etait-ce sur la même période?
Oui, c’est toujours
au même horizon. Lorsque vous
faites un scénario, vous
mettez des cheminements. Vous pouvez
y introduire des ruptures ou des
bifurcations. Vous projetez l’image
comme si vous racontiez une histoire
et dans cette histoire, vous faites
des séquences. Exactement,
comme dans un film. On peut se servir
des scénarios pour réaliser
des films.
Revenons à l’Eléphant
qui marche…
Je
disais donc que dans ce scénario,
les facteurs externes sont défavorables.
La conjoncture économique,
l’environnement international,
tout est défavorable. Mais
malgré tout, on arrive à
se développer parce les facteurs
internes sont maîtrisés,
il y a la cohésion sociale,
les objectifs politiques sont clairs.
L’environnement externe, quoique
défavorable, ne peut pas
empêcher d’atteindre
de bons résultats. Tout dépend
donc des facteurs internes. Tandis
que dans ‘’La ruche
de l’abeille, tout est bien .
La gouvernance est bonne, l’environnement
international est bon, la démocratie
est bonne. C’est un scénario
qui est idyllique. Or dans la réalité,
on ne peut avoir des scénarios
dans lesquels tout est bon face
à l’avenir. Ce n’est
pas possible! C’est un scénario
qu’on ne peut donc retenir
parce que dans la réalité,
on aura toujours des difficultés.
Avec tout ce que vous affirmez
on peut être tenté
de dire que la Prospective s’apparente
à un ‘’oiseau
de mauvais augure’’
?
Non, il n’est pas
juste de dire que la Prospective
est un oiseau de mauvais augure!
Les scénarios permettent
d’avoir plusieurs types de
cheminements que vous combinez.
Avec ces cheminements, vous ne pouvez
pas voir uniquement l’avenir
en rose. Vous pouvez toujours avoir
des difficultés qui vous
attendent. J’ai parlé
du scénario de Shell. Habituellement,
les prix du pétrole ont toujours
été bons, mais Shell
a jugé qu’on pouvait
avoir aussi de bas prix. Ils ont
cherché à savoir ce
qui pouvait conduire à de
mauvais prix.Ils ont mis en place
un scénario dans lequel les
prix grimpent. Et cela, à
partir d’hypothèses
qui favorisent cela. Notamment,
la guerre israélo-arabe,
l’épuisement des gisements,
l’instabilité dans
les pays producteurs de pétrole
tel qu’en Irak, etc. Ils ont
également projeté
des images du futur qui ne sont
pas du tout défavorables,
dans ces conditions, les prix grimpent.
Shell qui avait prévu cela
s’est interrogé sur
la politique à mener. Ils
se sont également interrogés
sur la politique à mener
au cas où les conditions
deviendraient défavorables.
Ils ont donc développé
pour leur entreprise des réponses
leur permettant de gérer
cette situation difficile. C’est
là que se situe l’intérêt
du scénario. Il y a eu par
la suite, effectivement une guerre
et Shell a sorti en quelque sorte
ses parades et ceux qui n’avaient
pas fait attention, ont été
surpris.
Qu’est
que la Planification ?
La planification est tout
à fait différente.
Vous avez un objectif que vous projetez
dans le long terme. Vous le situez
dans le temps. Vous voulez par exemple
que la Côte d’Ivoire
devienne une puissance émergente
en 2025. Pour réussir, vous
découpez le temps en différentes
étapes (ex sur 5 ans, je
dois avoir atteint tel objectif,
par rapport à tel projet
qui doit me permettre de faire telle
réalisation). Si je veux
planifier cela, j’aurai des
besoins en Ressources Humaines,
en ressources financières,
des capacités organisationnelles,
la mise en œuvre de stratégies
et des capacités pour contrôler
et évaluer. C’est cela
la Planification stratégique.
Vous avez dit que depuis
1973, la Côte d’Ivoire
a mis en place plusieurs plans.
Qu’est-ce qui fait qu’on
a pas prévu un plan pour
le cacao qui est l’une des
mamelles de l’Economie ?
Pourquoi
a-t-on mis en place la Caisse de
stabilisation ?
C’est pour faire face à
la fluctuation des prix. Lorsque
les prix sont mauvais, on paie les
planteurs à un prix qui est
garanti d’avance et lorsque
les prix sont bons, on engrange
de l’argent. Lorsque les prix
baisseront, c’est cet argent
qui permettra de stabiliser les
revenus des paysans. Dans ces conditions-là,
c’est la politique menée
qui permet de réduire l’incertitude
du paysan. A l’époque,
les paysans avaient des revenus
qui leur permettaient d’accroître
leur production. Nous avons été,
malgré tout, les premiers
producteurs dans une conjoncture
où tout était fluctuant.
L’Etat lui-même gagnait
de l’argent. En 1977, le prix
du kilo de café a énormément
grimpé et cela a permis à
l’Etat d’engranger près
de 2000 milliards, rien qu’avec
le café. Cependant, entre
1985 et 1990, les prix ont baissé
et l’Etat a sorti une partie
des réserves pour payer aux
paysans toute leur production. Dans
la conjoncture où nous sommes
actuellement, la Banque Mondiale
est intervenue pour nous demander
de ne pas soutenir l’agriculture
et de faire en sorte que les prix
soient fluctuants pour que le paysan
gagne plus. Certains pays, tel le
Ghana ont refusé de suivre
le choix de la Banque Mondiale.
Ils sont restés sur les prix
soutenus et aujourd’hui ils
gagnent plus d’argent. Lorsque
les paysans ont l’argent,
il y a la stabilité politique
et lorsqu’ils n’en ont
pas, il y a la crise sociale.
Pourquoi
la Prospective est-elle méconnue?
Cela dépend du milieu dans
lequel nous sommes. Nous faisons
de la Prospective depuis 1973 ,
nous avons eu des résultats.
On a appliqué les plans et
les projets qui ont été
faits. Entre 1960
et 1980 ,
il y a eu un Ministère du
Plan fort qui a fait de bons résultats.
Malheureusement, ces résultats
n’ont pas été
suffisamment communiqués
au public. C’est maintenant
qu’on commence à divulguer
les résultats des études
prospectives. En 2000 ,
on a fait une étude des aspirations
de la population dont les résultats
n’ont pas été
publiés.
Que
renfermait cette étude?
On
a interrogé des personnes
pour savoir ce qu’elles pensent
de l’avenir du pays au plan
politique. Ils ont répondu
par exemple que des progrès
ont été réalisés
à ce niveau et que la démocratie
avance quand même. Ils ont
également noté qu’ils
appréciaient la convivialité
interethnique, la politique du dialogue
et de la paix. On leur a également
demandé ce qu’ils pensaient
de la CEDEAO . Et
est-ce qu’ils pensaient que
tout le monde devrait appartenir
à la même citoyenneté
dans la CEDEAO .
Les Ivoiriens ont répondu
non. Toutes ces informations n’ont
pas été diffusées
à la population.
Pour en revenir à
la situation actuelle, dans quel
scénario sommes-nous ?
C’est
le scénario que nous redoutions
le plus qui se déroule en
ce moment. Il y a eu un coup d’Etat,
les militaires ont pris le pays
en otage, ils essaient de négocier,
mais comme ils se méfient
les uns des autres, on n’arrive
pas à s’en sortir et
on a des difficultés pour
aller aux élections. C’est
la peur des uns et des autres, le
manque de confiance réciproque
et on eu des recours de l’extérieur.
On a eu l’implication des
acteurs internationaux tels que
l’ONU , L’UEMOA ,
la CEDEAO , L’UNION
AFRICAINE , l’UNION
EUROPEENNE , les Etats-Unis ,
la Chine , l’Afrique
du Sud , le Burkina
Faso , etc. Compte tenu
du poids géographique de
la Côte d’Ivoire en
Afrique de l’Ouest, tout le
monde s’est impliqué,
mais on n’est pas encore sorti
de la turbulence.
La
Prospective propose-t-elle des solutions
aux différents scénarios
qu’elle propose ?
Lorsqu’on vous donne un message
du genre ‘’si vous ne
faites pas telle ou telle chose,
vous pouvez avoir un coup d’Etat’’.
C’est à vous qui gouvernez
de voir quel dispositif mettre en
place pour voir si ce que vous redoutez
se réalisera et ainsi, vous
apportez des correctifs. Vous devez
trouver la solution dans la densité
du message qui vous a été
communiqué. C’est en
ce moment qu’on parle de veille
stratégique.
Interview
réalisée par Mayane
YAPO, Chargée de Communication
de la CAPEC
Propos
recueillis
M. Bouo
Bella Lambert,
Directeur des
études
et de la Prospective
à l’ATCI
Ce
séminaire
m’a
beaucoup
apporté.
Il
m’a,
surtout,
permis
de
connaître
les
outils
qui
existent
dans
les
études
prospectives.
Je
les
utiliserai
pour
faire
des
études
prospectives
afin
de
pouvoir
analyser
l’avenir
dans
les
Télécommunications.
Jonas
Baikeh, Journaliste
Soir Info
Pour
mieux
informer,
un journaliste
doit
lui-même
être
bien
formé.
La Planification
n’est
pas
un domaine
forcement
acquis
pour
le journaliste.
C’est
en cela
que
je pense
que
cet
atelier
organisé
par
la CAPEC
nous
a permis
de renforcer
nos
capacités,
d’apprendre
beaucoup
de choses.
Cela
nous
permettra
à
coup
sûr
de mieux
informer
nos
lecteurs.
Likane
Gérald,
Cadre administratif
à la
SODEMI
Cette
formation
a
présenté
un
réel
intérêt
pour
moi
dans
la
mesure
où
les
études
prospectives
ne
sont
pas
toujours
entreprises
sous
nos
cieux.
J’ai
donc
saisi
l’opportunité
que
m’a
offerte
ma
structure
pour
venir
comprendre
la
Prospective
et
m’en
m’imprégner
afin
de
me
servir
des
divers
outils
pour
planifier,
faire
des
prévisions
dans
mon
domaine
qui
est
la
gestion
des
Ressources
Humaines.
J’encourage
cette
initiative
de
la
CAPEC
et
je
souhaite
pouvoir
être
toujours
invité
à
ce
genre
de
formation.
Mme
Coulibaly
Fatoumata,
Chargée
d’études
à la
DIPS (Ministère
de l’Enseignement
Technique
et de la Formation
Professionnelle)
C’est
la
première
fois
que
j’assiste
à
un
séminaire
sur
la
Prospective.
Il
est
vrai
que
nous
n’avons
pas
pu
aborder
le
volet
Planification
pour
lequel
je
suis
venue
mais,
les
scénarios
utilisés
peuvent
nous
servir
pour
la
planification
à
court
terme.
M.
Diaby Moustapha,
Conseiller
Technique
du Premier
Ministre
L’étude
prospective
est
une
très
bonne
chose
pour
la
prévision
dans
la
mesure
où,
les
gouvernants
pourvoient
à
long
terme
les
prévisions
du
pays
et
identifient
les
besoins
en
vue
de
leur
apporter
des
solutions.
Marcelle
Aka, Journaliste
à L’Inter
Pendant
ces
deux
jours,
nous
avons
appris
assez
de
choses.
L’animateur
nous
a
donné
les
rudiments
en
ce
qui
concerne
la
Prospective
et
la
Planification.
Je
sais
aujourd’hui
que
rien
ne
doit
se
faire
au
hasard.
Il
faut
mener
une
étude
au
préalable,
poser
le
diagnostique
à
partir
d’une
idée,
d’un
problème.
Et
une
fois
le
diagnostic
posé,
construire
des
scénarios
pour
faire
la
programmation
sur
le
long
terme.
Je
voudrais
profiter
pour
faire
remarquer
qu’il
n’y
a
pas
de
volonté
politique
pour
accompagner
les
études
qui
sont
menées.
Au
point
où,
aujourd’hui,
je
suis
écœurée
de
savoir
que
malgré
l’existence
d’études
sur
‘’Côte
d’Ivoire
2000’’
;
‘’Côte
d’Ivoire
2010’’
;
‘’Côte
d’Ivoire
2025’’
et
une
autre
étude
en
vue,
le
constat
montre
que
Abidjan
regorge
de
constructions
et
de
modifications
anarchiques.
On
a
des
éboulements
de
terrains
et
des
inondations
partout,
la
gestion
des
ordures
qui
pose
un
véritable
problème
d’environnement,
l’installation
anarchique
des
vendeuses
sur
les
trottoirs,
les
caniveaux
à
ciel
ouvert,
la
lagune
qui
est
entrain
de
disparaître
sous
nos
yeux...,
etc.
Je
pense
que
ces
aspects
devraient
être
pris
en
compte
dans
les
études
à
venir
pour
que
la
ville
d’Abidjan
puisse
retrouver
son
lustre
d’antan.
Cette
formation
est
donc
bien
venue
et
je
souhaiterais
qu’elle
se
répète
au
profit
des
journalistes.
Surtout
en
ce
qui
concerne
l’aspect
Communication.
L’accent
devra
être
mis
sur
ce
point
parce
que
nous
journalistes
avons
notre
part
à
jouer
dans
la
prévision
des
conflits.
N’Da
Bla Michelle-Pélagie,
Chef de
Service
Budget au
Ministère
de l’Industrie
et de la
Promotion
du Secteur
Privé.
J’ai
beaucoup
appris
à
ce
séminaire.
J’en
sors
heureuse
et
satisfaite.
Il
faut
dire
que
j’ai
étudié
la
Géographie
avec
les
notions
de
Prospective
et
de
Planification.
Ces
notions
que
j’ai
eues
à
revisiter
m’aideront
dans
la
réalisation
de
mon
budget.
Pour
le
futur,
je
rêve
d’embrasser
une
carrière
préfectorale
et
je
pense
que
la
Prospective
territoriale
sera
la
bienvenue.
M.
Ako Nomel,
Chargé
d’études
prospectives
à
la Direction
de la Planification
et des Statistiques
au Ministère
de l’Enseignement
Technique
et de la
Formation
Professionnelle.
Ce
séminaire
vient
à
point
nommé
parce
que
je
débute
nouvellement
dans
le
département
et
j’avais
besoin
d’outils
dans
le
domaine.
Ce
séminaire
est
venu
situer
le
cadre
dans
lequel
nous
pourrons
travailler
en
Prospective
et
dans
la
réforme
que
le
Ministre
a
initiée,
nous
serons
amenés
à
faire
des
études
prospectives
de
tous
les
niveaux.
Moi
personnellement,
ça
va
m’aider.
(
)
Je
n’ai
pas
été
tout
à
fait
comblé
par
ce
séminaire
quoique
le
contenu
de
la
formation
fût
dense.
Cela
a
amené
le
formateur
à
survoler
des
concepts
très
importants.
Ce
que
j’attendais
réellement
de
ce
séminaire,
c’était
surtout
l’application
concrète
de
l’analyse
stratégique
et
surtout,
l’utilisation
des
logiciels
(Le
MIC
MAC,
le
MACTOR)
que
nous
avons
découverts
au
cours
de
ce
séminaire.
Ce
qui
a
été
également
absent
dans
ce
séminaire,
c’est
la
planification
stratégique
alors
que
nous
attendions
ce
thème.
Cela
nous
laisse
sur
notre
faim
et
j’espère
que
la
CAPEC
qui
a
toujours
su
faire
les
choses,
pourra
le
rattraper
en
nous
invitant
à
un
autre
séminaire.
J’ose
espérer
qu’elle
saura
rechercher
les
moyens
pour
former
davantage.
Je
remercie
la
CAPEC
et
le
Professeur
Koby
Assa
qui
a
été
à
la
hauteur.
Il
nous
a
émerveillés
à
plus
d’un
titre
par
sa
culture
même,
par
son
éloquence
et
sa
maîtrise
du
sujet.
Franchement,
je
serai
fier
d’être
un
élève,
un
apprenant
auprès
de
lui.
J’ai
été
satisfait
en
partie
parce
que
je
recherche
toujours
la
connaissance.
Vous
savez,
on
n’est
jamais
assez
savant.
Je
tire
quand
même
mon
chapeau
à
la
CAPEC
qui
peut
toujours
mieux
faire.
Djè
Abel, Journaliste
à
Notre Voie
Je
remercie
la
CAPEC
pour
cette
initiative
qui
est
noble.
La
formation
en
elle-même
a
été
dense,
malheureusement,
le
formateur
n’a
pas
pu
aller
dans
le
fond
des
choses,
vu
le
temps.
J’aurais
souhaité
avoir
des
cas
pratiques,
mais
le
temps
ne
nous
l’a
pas
permis.
Pour
ma
structure,
c’est
un
plus
de
savoir
que
l’on
pense
à
la
Prospective
qui
est
primordiale
dans
toutes
les
activités.
Nous
avons
besoin,
dans
le
monde
actuel,
de
savoir
où
nous
allons,
pour
éviter
de
naviguer
à
vue.
Ce
séminaire
est
bien
venu
pour
informer
la
population
sur
les
possibilités
qu’offre
ce
domaine.
Jean-Louis
Gbangbo,
Rédacteur
en Chef
au Journal
de l’Economie
J’ai
été
personnellement
satisfait
de
ce
séminaire.
C’était
un
plaisir
pour
moi
de
retrouver
le
Professeur
Koby
qui
m’a
enseigné
en
année
de
Maîtrise,
à
l’Université.
C’était
émouvant
de
le
retrouver
ici
pendant
que
je
suis
dans
le
milieu
professionnel.
Le
thème
du
séminaire
était
digne
d’intérêt,
surtout
que
ce
genre
de
thème
paraît
abstrait
à
priori,
pas
facile
à
démontrer,
à
expliquer.
Nous
en
tant
que
porte-voix
des
populations
qui
ne
sommes
pas
forcement
imprégnés
de
tous
ces
sujets,
il
est
important
pour
nous
de
savoir
ce
dont
il
est
question,
en
amont,
pour
pouvoir
bien
véhiculer
le
message
afin
que
ces
concepts
ne
soient
plus
trop
abstraits
pour
la
population.
En
tout
cas,
j’ai
appris
assez
de
choses
à
ce
séminaire
quand
bien
même,
le
thème
était
tellement
vaste,
qu’on
n’a
pas
pu
voir
tous
les
détails.
Mais
je
suis
quand
même
conscient
qu’on
ne
pouvait
comprendre
en
un
seul
séminaire
un
sujet
aussi
vaste
et
digne
d’intérêt.
Le
peu
que
nous
avons
reçu,
nous
a
permis
d’avoir
une
idée
de
la
chose.
A
nous
de
poursuivre
la
réflexion
à
travers
les
recherches
pour
avoir
tous
les
éléments
qu’il
faut
pour
comprendre
définitivement
ce
sujet.
Je
remercie
la
CAPEC
pour
cette
opportunité
qu’elle
nous
a
offerte
et
je
l’encourage
à
toujours
initier
ce
type
d’activité
parce
qu’on
ne
finit
jamais
d’apprendre.
Gahé
Ablé,
Chef de
Service
à
la Direction
de la
Planification
et de
l’Evaluation
du Ministère
de l’Enseignement
Supérieur
et de
la Recherche
Scientifique
Ce
séminaire
revêt
un
intérêt
pour
moi,
mais
aussi
et
surtout
pour
le
système
éducatif
et
universitaire
où
l’on
rencontre
beaucoup
de
problèmes.
Il
serait
souhaitable
qu’on
fasse
des
études
prospectives
pour
mieux
planifier
et
mieux
budgétiser.
Sinon,
on
navigue
à
vue
et
on
n’arrive
pas
à
trouver
des
solutions
aux
problèmes
qui
se
posent.
Par Mayane Y.