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Comptes rendus d'activités

ENVIRONNEMENT DE LA RECHERCHE EN SCIENCES SOCIALES EN COTE D’IVOIRE: La CAPEC propose des pistes pour la redynamisation

  • Publié le
  • 06 Mai, 2016

 


Selon une étude menée récemment par la CAPEC sur l’«Evaluation de l’Environnement de la Recherche en Sciences Sociales en Côte d’Ivoire», la pratique de la recherche rencontre d’énormes difficultés dans les universités publiques ivoiriennes en général, et en particulier, dans les nouvelles universités (Univ. Lorougnon Guédé de Daloa et l’Univ. Péléforo Gon Coulibaly de Korhogo). Ce diagnostic, a noté Prof. AHOURE Alban, Directeur p.i de la CAPEC et responsable de l’équipe Ivoirienne, est équivalent à l’état de la recherche scientifique présenté par le Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique (MESRS) en 2012. ‘’Il met en exergue la présence d’obstacles à tous les niveaux qui sont entre autres, la faiblesse du budget alloué à la recherche au regard des résultats attendus, l’instabilité du cadre juridique et institutionnel, l’insuffisance des ressources humaines et matérielles, une faible valorisation des acquis de la recherche, la fuite des cerveaux liée aux mauvaises conditions de travail et l’absence de motivation, l’inorganisation de la coopération nationale et internationale entre les structures de recherche, etc’’.

 

Les facteurs explicatifs de cette situation, ainsi que le relèvent les résultats de l’Etude, sont: le manque ou la vétusté des infrastructures, l’isolement scientifique de certaines institutions de recherche et de leurs chercheurs, le faible accès à une documentation de qualité et l’insuffisance des activités de renforcement des capacités des chercheurs. «Au total, c’est à une redynamisation de la recherche scientifique en Sciences sociales qu’il faut pouvoir parvenir, conformément aux objectifs de l’émergence du pays en 2020», a souligné Prof. Ahouré.

 

C’est pourquoi, arguera-t-il: «Les réformes à entreprendre devront porter sur l’environnement de la recherche, les conditions de travail et les incitations des chercheurs ainsi que la gouvernance du secteur de la recherche. L’ensemble des parties prenantes de la recherche (l’Etat, les institutions de recherche, les chercheurs et les utilisateurs) devraient concilier leurs efforts pour réhabiliter, construire et équiper les espaces de recherche en infrastructures de qualité en mettant l’accent sur l’accès aux données, aux Technologies de l’information et de la communication et en favorisant le réseautage. Mais au-delà de l’environnement, l’Etat doit améliorer le mécanisme d’incitation en vigueur en offrant par exemple, des primes exceptionnelles aux chercheurs les plus productifs et dont les résultats concourent effectivement à une amélioration des politiques et stratégies tant au niveau du secteur public, du secteur privé que de la société civile. L’accent devra être mis davantage sur le financement des activités de renforcement des capacités (séminaires, colloques, fora, débats, conférences, formations, etc.) menées dans les institutions de recherche. La gouvernance du secteur doit renouer avec l’identification et la programmation des projets prioritaires de développement de la recherche scientifique. Elle doit en outre favoriser le pilotage sectoriel des activités de recherche de sorte à éviter la dispersion des efforts et optimiser les opportunités de valorisation des résultats de la recherche. Enfin, renforcer la coopération internationale peut créer de nouvelles opportunités pour les chercheurs et améliorer la confiance des utilisateurs de la recherche».

 

L’étude réalisée par la CAPEC a été financée par le Global Development Network (GDN), avec l’appui de l’Agence Française de Développement (AFD) et du Centre Suisse de Recherche Scientifique (CSRS). Ce,dans le cadre de son programme «Doing Research in Social Sciences», visant à soutenir les efforts des Gouvernants dans leur quête de promotion de l’essor de la recherche scientifique. Elle a été soutendue par une enquête directe conduite auprès des centres et instituts de recherche (35), des chercheurs (208) et des utilisateurs des produits de la recherche en sciences sociales (48). Les résultats de cette enquête ont abouti à la construction de l’Indice «Doing Research in Social Science» (DRSS), renfermant les 6 dimensions que sont : la disponibilité et la qualité des Infrastructures Physiques, du Capital Humain, le Renforcement des capacités et les incitations diverses, la Documentation, les Technologies de l’Information et de la Communication et le Réseautage.

 

L’Etude a impliqué sept (7) équipes de recherche dans onze (11) pays dont la Côte d’Ivoire, au cours d’une phase pilote. Les résultats obtenus en Côte d’Ivoire, ont été vulgarisés au cours d’un séminaire de dissémination qui s’est tenu le vendredi 29 avril 2016, à la Bibliothèque de l’UFRSEG. Environ une centaine de participants issus des institutions de recherche, du secteur public, du secteur privé, de la société civile, etc.), y ont pris part, au nombre desquels les responsables de l’Université Félix Houphouët Boigny de Cocody, avec à leur tête, Prof. Bakayoko Ly Ramata, Ministre de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique.

 

Notons que les résultats de l’Etude ont été analysés sous divers angles par les Professeurs Roch YAO GNABELI, Sociologue, Directeur du LAASSE, Koli BI ZUELI, Directeur du Laboratoire des Milieux Naturels de l’IGT et Abraham GADJI, Chef de Département du Droit Public.
                                                                                          Mayane YAPO, Chargée de la Communication   et de la Visibilité de la CAPEC         


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